CINEMA ARENBERG - DIMANCHE 18 MARS
26 Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles Trams 3, 52, 55, 81 / Bus 29, 34, 47, 48, 60, 65, 66, 71, 95, 96 / Métro Bourse-Gare Centrale-De Brouckère
Le défi du travail /
Dimanche 18 mars / 19:30 à 23:30
Noël à la chaîne (Cyprien Barbe)
“Ce film, ce sont des instants de vie, celle de mes amis. Ils font la saison des huîtres à Oléron comme d’autres sont intérimaires, manutentionnaires ou travaillent à la chaîne. Comme nous tous, ils sont plongés dans cette société qui parfois les broie, parfois leur donne de l’espérance. Mais ils ne baissent pas les bras, relèvent le défi de ce travail comme ils relèvent celui de vivre la plus belle vie possible dans le seul monde possible, le nôtre.” Cyprien Barbe
:: Il y aura un entracte entre les deux films ::
En avant-première
(g)Rêve générale (Daniela de Felice
et Matthieu Chatellier)
de Felice et Matthieu Chatellier; Montage Frédéric Fichefet.
Un film sur la première expérience de lutte
chez de jeunes étudiants, sorte de rite initiatique
traversé par le désir de réinvention de la société,
du romantisme de la lutte et du poids de l’héritage
des générations précédentes. Cette chronique
dégage une vigueur et une lucidité hors pair
et laisse transparaître tous les enjeux liés à la
lutte et à l’engagement chez les jeunes d’aujourd’hui
(poids du passé, rapport à la violence,
peur de l’avenir, désir d’utopie, réappropriation
du langage…).
“En février 06, le gouvernement français adopte
la loi Egalité des chances dont l’article 8 instaure
le CPE : Contrat Première Embauche. Afin de
lutter contre le chômage des jeunes, le gouvernement
de Dominique de Villepin met en place
ce nouveau contrat de travail. Le CPE impose une
période d’essai de deux ans et permet un licenciement
du salarié sans motif. Alors que le gouvernement
vante la plus grande souplesse de
ce nouveau rapport patron/employé, une partie
de la jeunesse française dénonce une plus grande
précarisation des conditions de vie dans une
société déjà en crise, et une atteinte au code
du travail. Nous terminons un tournage à Naples
lorsque naît la contestation en France. Très vite,
nous décidons de rendre compte de ce mouvement.
Nous traînons à Rennes puis à Paris.
Mais nous ne trouvons pas notre sujet. Nous
retournons à Caen où les étudiants démarrent
l'occupation et le blocage de leur université.
Dans cette université de Province, nous pouvons
filmer les étudiants “de base” dans leur lutte,
dans le cadre d'un huis-clos. Nous pouvons filmer
“les petites gens de la lutte” dans une de ces
centaines de villes françaises, loin des lieux du
pouvoir; où la fac est le lieu des fils d’agriculteurs
de l’Orne, de jeunes issus de familles
de classe moyenne qui ont travaillé à l’arsenal
de Cherbourg, à Moulinex et dans la métallurgie.
Nous choisissons de capter dans le cadre d'un
huis-clos la naissance politique d’une génération
et de montrer comment paradoxalement s’opère
une filiation, comment se retrouvent, à travers
cette lutte, les étapes et les problématiques
mythiques qui ont toujours agité les mouvements
sociaux.’ Daniela de Felice et Matthieu Chattelier
La projection sera suivie d'une rencontre
avec Daniela de Felice et Matthieu Chatellier.
Prévente à l’Arenberg à partir du mercredi 14 mars. Pas de réservation.
Entrée service compris (ticket unique pour la soirée) : 8 € (prix plein) - 6,6 € (étudiants)
5,4 € (carte Arenberg*) et 1,25 € (art.27)
* Carte Arenberg 20 € par an pour 2 places
gratuites, un tarif permanent à 4,8 €
le ticket, le journal envoyé chez vous
et réductions sur le prix des DVD

