ESPACE DELVAUX - 9, 10, 11 MARS 2007
Place Keym, 1170 Watermael-Boitsfort / Bus 41-95-96 / Parking gratuit dans la galerie commerçante face à l'Espace Delvaux
ven : 14:00 - 20:30 / sam : 18:30 - 20:30 / dim : 18:30 - 20:30
Projection-débat autour de l'insertion socio-professionelle, en collaboration avec la FeBISP et la Mission Locale d'Ixelles
Vendredi 9 mars / 14:00
Francky et Nicolas au bord du travail (Bernard Bloch)
Francky et Nicolas habitent La Courneuve.
A travers les emplois que leur propose l'ANPE,
ils essayent d'intégrer la norme sociale, Francky
par son premier travail à l'hôpital, Nicolas par sa
formation en informatique. Ils sont dans un
moment de bascule vers l'âge adulte. Leurs projets
d'avenir se heurtent au regard de l'autre,
au poids de l'héritage familial. Reconnaissance
et appartenance sociales leur font défaut.
Hors des clichés sur la banlieue en révolte,
deux histoires parallèles se construisent.
Pendant deux années, le film approche le désir
de ces deux jeunes de devenir eux-mêmes.
Portrait sans concession de deux jeunes adultes
pas tout à fait prêts à entrer dans le monde actifSuivi d'un débat avec la salle, animé par Suzanne Beer, secrétaire générale de la FeBISP, entourée de responsables d'accueil de jeunes, de maison de jeunes, de maison de l'emploi, d'atelier de recherche active d'emploi, autour des problématiques évoquées par le film : la recherche difficile et la place d'un emploi motivant dans la vie d'un jeune.
Entrée : 3 € et 1,25 € (art 27)
Pass week-end 9, 10, 11 mars : tous les films pour 10 €
Dans les coulisses d’une négociation:
Vendredi 9 mars / 20:30
Toyota, analyse d'une décision (Edwin Bailly et Claire Doutriaux)
Janvier 2001 : Toyota inaugure une nouvelle usine
à Valenciennes. La décision de son implantation
dans cette région de France est le fruit d’une très
longue et complexe négociation qui traverse tous
les échelons de l’Etat. A travers des entretiens
avec les personnes impliquées (de la direction de
Toyota à l’administration française), ce film nous
montre les coulisses de ce rapport Etat-entreprises.D’un côté, il y a Toyota qui étudie avec une rigueur implacable chaque lieu d’implantation potentiel : qualification de la main-d’oeuvre, présence d’équipementiers, subventions potentielles, mais aussi conditions d’accueil des cadres japonais. De la qualité des poissonneries locales aux services de l’hôpital local, tout est analysé, expertisé, comparé. De l’autre côté, il y a la France qui fait tout pour attirer Toyota, et les différentes régions et municipalités qui rêvent d’être choisies. L’Etat veut montrer que le pays désire la présence de Toyota et qu’il est digne de sa confiance.
Mais qui sont les hommes, les femmes, les institutions qui, dans l’ombre travaillent, négocient, tentent de convaincre ? Toyota, analyse d’une décision leur donne la parole. Ambassadeur, conseiller du ministre, maire, sous-préfet, démarcheur de la Chambre de commerce et d’industrie, interprète, médiateur… : ceux qui ont travaillé activement sur le dossier, qu’ils considèrent souvent comme le plus gros de leur carrière, se souviennent de cette année 1997, de la façon dont ils ont vécu le processus. ‘Toyota, analyse d’une décision’ ouvre la réflexion sur les mécanismes économiques, politiques et sociaux qui déterminent la vie des citoyens dans le contexte de la mondialisation. Comment négocie-t-on ? Les décisions sont-elles toujours rationnelles ? Quel est le coût d’une telle implantation pour le contribuable ?
“Lors des événements dramatiques de VW Forest, le ministre-Président Picqué déclarait, d'un air dépité, aux journalistes du JT qu'il n'était bien souvent guère plus qu'un "simple représentant de commerce qui, muni de sa petite mallette, attend son tour dans les couloirs d'entreprises" pour être reçu par des directeurs en vue de leur proposer divers produits alléchants : exonérations de taxes et autres avantages susceptibles de préserver l'emploi bruxellois.” Olivier Hubert, dans Les politiques de création d’emploi et d’insertion socioprofessionnelle en Région de Bruxelles-Capitale : état des lieux et évaluation.
Suivi d'un débat animé par Olivier Hubert (Chercheur au Grap - Groupe de recherche sur l'action publique – ULB), en présence de Claire Doutriaux (Réalisatrice), d’un conseiller à la Cellule Economie du cabinet du Ministre Cerexhe (sous réserve), Isabelle Durant (Sénatrice, ex-Ministre des Transports), Mateo Alaluf (Sociologue au Centre de sociologie du travail de l’emploi et de la formation TEF - ULB ).
Entrée : 5 €, 4 € (carte senior), 3,5 € (carte senior et -26ans) et 1,25 € (art 27)
Pass week-end 9, 10, 11 mars : tous les films pour 10 €
Mondialisation : le point de vue de l’entreprise
Samedi 10 mars / 18:30
Travailler pour 110 euros par mois (Nora Agapi et Stéphane Luçon)
France-Roumanie / 2006 / v.o.-st-fr / 49' - Réalisation
Nora Agapi et Stéphane Luçon; Image Nora Agapi; Montage
Pauline Gaillard; Conseiller éditorial Alexandru Solomon;
Son Marc Hansmann, Andrei Dascalescu, Lulia Maria Murgu,
Dana Bunescu, Florian Damour; Musique Thomas Deneuville;
Production Hifilm (Roumanie), Seppia, Dans le même bateau
(France), TVR, Arte
En avril 2005, le Directeur de l’entreprise
Sem-Suhner à Schirmeck en Alsace déclenche un
scandale en France en adressant à six employés
licenciés une proposition de reclassement en
Roumanie, pour un salaire mensuel de 110 euros
bruts. Pour lui la délocalisation vers la Roumanie
est nécessaire pour se rapprocher des entreprises
qu’il doit fournir et des futurs marchés.
Le documentaire part de cette provocation pour
proposer une rencontre aux personnes qui l’ont
vécue – Français licenciés et Roumains nouvellement
embauchés – et souligner les conditions
de vie dans chacun des pays, les comparer.
Une des personnes licenciées fait en effet le
voyage avec son mari en Roumanie pour voir
à quoi correspond cette proposition et comprendre
comment on peut vivre avec 110 euros bruts par
mois. Et ainsi, une proposition absurde devient
le moteur d’un véritable échange.
Entrée : 5 €, 4 € (carte senior), 3,5 € (carte senior et -26ans) et 1,25 € (art 27)
Pass week-end 9, 10, 11 mars : tous les films pour 10 €
Mondialisation : le point de vue de l’entreprise
Samedi 10 mars / 20:30
Ma Mondialisation (Gilles Perret)
Fonds de pension, délocalisation, mondialisation
font désormais partie de notre langage quotidien,
mais demeurent des notions abstraites, souvent
angoissantes. À travers le regard plutôt atypique
d’un chef d’entreprise de la vallée de la mécanique
de précision en Haute-Savoie, Ma Mondialisation
raconte cette phase récente du capitalisme
dominée par des mécanismes financiers
“globaux” et implacables.
Victimes de leur succès, toutes les plus grosses
entreprises de la vallée ont déjà été rachetées
par des sociétés financières dont l’unique souci
est la rentabilité maximale dans des temps
records. Une illustration parfois drôle, et le plus
souvent cruelle, du choc des cultures entre
l’industrie et l’univers de la finance.Les projections sont suivies d'un débat animé par Marc Molitor (Journaliste à la RTBF), en présence d’Etienne De Callatay (Economiste en chef à la Banque Degroof et professeur à l'UCL et aux FUNDP de Namur), de Gabriel Maissin (Economiste) et de Gilles Perret (Réalisateur du film - sous réserve).
Entrée : 5 €, 4 € (carte senior), 3,5 € (carte senior et -26ans) et 1,25 € (art 27)
Pass week-end 9, 10, 11 mars : tous les films pour 10 €
La fin du pointage et l’activation des chômeurs
Dimanche 11 mars / 18:30
En service (Cyril Brody)
“Ce qui vous dépanne - ce qui vous arrange -
ce que vous ne savez pas faire - ce que vous
faites tous les jours - ce que vous ne pouvez pas
faire seul - ce que vous voulez faire depuis longtemps
- ce dont vous vous passeriez - ce qui vous
emmerde la vie - ce qui vous dégoûte - ce qui
vous ressemble - ce que vous oubliez - ce qui
vous dérange, vous soucie, vous travaille - ce qui
vous plaît - ce qui vous passe par la tête - ce que
vous avez sur le bout de la langue - ce que vous
aimeriez que je fasse avec vous, pour vous…
Je le ferai. Votre service d’une durée maximale
d’une demi journée sera filmé. N’attendez pas
pour prendre rendez-vous. En cas d’indisponibilité,
ce service pourra être donné (mais pas
vendu) à un tiers de votre choix.” Synopsis du filmK-40 (Laurent Van Lancker)
Petit essai tourné-monté en Super 8 avec une seule cartouche de pellicule Kodak K-40 pour immortaliser la fin de ce support mythique et la fin du pointage. "La fin du pointage n'est pas la fin du chômage. Et la fin du K-40 n'est pas la fin du super 8." Laurent Van Lancker
La projection sera suivie d'une rencontre avec Cyril Brody et Laurent Van Lancker
Entrée : 5 €, 4 € (carte senior), 3,5 € (carte senior et -26ans) et 1,25 € (art 27)
Pass week-end 9, 10, 11 mars : tous les films pour 10 €
Soirée de courts-métrages
Dimanche 11 mars / 20:30
Ouvrières sortant de l’usine / Obreras saliendo de la fabrica (Jose Luis Torres Leiva)
Chili / 2005 / 35mm / 21’ - Réalisation, scénario et
montage Jose Luis Torres Leiva; Image Francisco Schultz ;
Son David Miranda; Independent Films
Quatre femmes, le son des machines, la routine, marcher sur la plage, les vagues, les Frères Lumière, des ouvrières sortant de l’usine.
The Last Customer / Le dernier client (Nanni Moretti)
Tourné à New York, The last customer s'attache
pour sa part au dernier jour d'une pharmacie
située dans un immeuble voué à la destruction
et tenue par une famille d'origine italienne.
Au centre de ce récit, une pharmacie new-yorkaise
et les sentiments de ceux qui l'ont gérée avec
passion pendant deux générations : la famille
Gardini. Au mois de mars 2002, le vieil immeuble
dans lequel la famille a toujours vécu et qui
abrite la boutique est abattu. Le dernier jour
d'activité, l'adieu ému des habitués, le magasin
que l'on vide de ses articles et, enfin la destruction
du bâtiment pour céder la place à
la construction d'un gratte-ciel.Tweety lovely Superstar (Emmanuel Gras)
Dans une ville, quatre hommes et un enfant sur
le toit d'un immeuble. Leur travail : le détruire.
Leurs outils : leurs bras et les masses qui les
prolongent. Leur labeur de ce jour est leur labeur
de chaque jour. La chaleur est écrasante.
Les coups rythment d’un son lourd l’avancée
du travail. Temps suspendu.La reprise du travail aux Usines Wonder (Jacques Willemont et Pierre Bonneau)
Ce plan séquence de neuf minutes fit dire à
Jacques Rivette en juillet 68 "Le seul film intéressant
sur les événements (de mai 68),
le seul vraiment fort que j'ai vu, c'est celui de
la rentrée des usines Wonder, tourné par des
étudiants de l'IDHEC, parce que c'est un film
terrifiant, qui fait mal. C'est le seul film qui soit
un film vraiment révolutionnaire, peut-être parce
que c'est un moment où la réalité se transfigure
à tel point qu'elle se met à condenser toute
une situation politique en dix minutes d'intensité
dramatique folle". source: MédiathèqueLettre à mon ami Pol Cèbe (Michel Desrois)
Où le ruban d’une autoroute se met à enregistrer les pensées.
Cisza / Le Silence (film d'étudiant polonais)
Une jeune femme travaille comme hôtesse de promotion pour une marque de biscottes dans un supermarché polonais et propose à longueur de journée des dégustations aux passants. Ce film est issu de la série ‘Le Silence’ réalisée par des étudiants de l’Ecole Supérieure de Réalisation Cinématographique Andrzej Wajda à Varsovie.
Entrée : 5 €, 4 € (carte senior), 3,5 € (carte senior et -26ans) et 1,25 € (art 27)
Pass week-end 9, 10, 11 mars : tous les films pour 10 €

